LUX SCÈNE NATIONALE

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Conférences

Les Amis du Musée
Espagne : Art du 20e siècle
Art contemporain

LE RÊVE ÉVEILLÉ DE JOAN MIRÓ

Par Pascale Lespinasse, historienne de l’art
Jeudi 4 février de 16h à 18h

On doit à Miró l’invention d’un nouveau langage pictural. Après un passage par le Surréalisme, l’artiste catalan se libèrera de toute contrainte et de tout dogme pour créer librement à partir de ses rêves et de son univers poétique. Avec une apparente simplicité de moyens, un signe, quelques couleurs, ou un trait apparemment fragile sur la toile, Miró fait surgir des rapprochements étonnants, des associations d’images.

MIQUEL BARCELÓ ET ANTONI TÀPIES, PEINTRES ORGANIQUES

Par Hélene Trespeuch, historienne de l’art
Jeudi 25 février de 16h à 18h

Miquel Barceló et Antoni Tàpies partagent le goût de la matière. Le premier est un artiste néo-expressionniste connu pour son approche expérimentale de la peinture et de la sculpture, qui aime inventer les matériaux et traiter la toile comme une surface pariétale. Le second est marqué par l’art informel et l’art brut. Les lacérations, entailles, griffures qui déchirent son œuvre disent la violence des deux guerres – civile et mondiale – antérieures, mais aussi l’oppression du franquisme, tout particulièrement en Catalogne. Deux personnalités puissantes au service d’œuvres physiques et sensibles.
À la suite de la conférence, projection à LUX de Terra Barceló, un film de Christian Tran.

JUAN MUÑOZ, JAUME PLENSA

Par Pascal Thevenet, chargé de cours en esthétique
Jeudi 11 mars de 16h à 18h

L’Espagne a indubitablement pesé sur la peinture, classique avec Vélazquez et Goya ou moderne avec Picasso et Dali. Pour autant, la sculpture espagnole a-telle laissé une trace dans l’histoire de l’art ? Pour cela, il faut considérer les générations d’artistes qui ont grandi avec le franquisme. S’affranchissant de la dictature et de ses conséquences, quatre artistes explorent les possibilités sculpturales du dernier quart du 20 e siècle et du début du 21e siècle. Nés dans les années 1950, Juan Muñoz et Jaume Plensa interrogent la statue, en tant qu’elle désigne une figuration humaine. À la fois réalistes et énigmatiques, leurs œuvres questionnent la pérennité.

LARA ALMARCEGUI, JORDI COLOMER

Par Pascal Thevenet, chargé de cours en esthétique
Jeudi 8 avril de 16h à 18h

Respectivement nés en 1972 et en 1962, Lara Almarcegui et Jordi Colomer sont les observateurs d’une Espagne qui tente de recouvrer une identité plus conforme au modèle de la démocratie européenne, avec ses aspects positifs et négatifs. Ces deux artistes considèrent la sculpture plus comme espace, que forme et s’intéressent en cela à l’urbanisme et à l’architecture.