LUX SCÈNE NATIONALE

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Lionel le Néouanic

Illustrateur, auteur, sculpteur
« Il y a de la récup’ dans l’Art ! »
ccnartsplastiques.lux-valence.com


Biographie

Lionel Le Néouanic est graphiste de formation (École Estienne à Paris). Il crée des livres, des tableaux et des sculptures. Il fait partie des « Chats Pelés », collectif d’artistes fondé avec les chanteurs de La Tordue et des Têtes Raides (dont ils signent toutes les pochettes de disques). Il a publié de nombreux livres pour enfants (Moi j’adore, Maman déteste, éd. Seuil, 1997 ; Niac niac, 2002 ; Coink ! En avant la musique, éd. Rouergue, 2017). Son travail a récemment été exposé à la Niche, à Paris. Son univers est riche en différents matériaux et en couleurs : tantôt à plat, tantôt en volume, ses images inventives et empreintes de poésie décalée donnent à rêver et à réfléchir.
> lionel-le-neouanic.fr

Scénario
Notre monde déborde d’objets, d’images, d’écrits, de sons. Ils nous encombrent, nous asservissent, faisant de nous, non plus les acteurs de notre vie mais des spectateurs, des consommateurs. Mais vous, jeunes Artistes, vous voulez vivre autrement. Vous voulez agir. Ainsi, collectivement, vous allez créer des œuvres de récupération. En vous inspirant notamment du mouvement Dada, de son esprit et de sa vitalité créative, vous allez jouer avec les images, les couleurs, les matières, les objets, les mots et les sons ; récupérer et détourner des œuvres existantes, qu’elles soient plastiques, photographiques, littéraires ou musicales. Un nouveau mouvement est né. Il y a de la récup’ dans l’Art ! C’est complètement dada !

Son témoignage
« Je suis Lionel Le Néouanic, auteur-illustrateur de livres pour la jeunesse et plasticien. Membre du duo des Chats Pelés, j’ai réalisé avec mon ami Christian Olivier, parolier et chanteur des Têtes Raides, toutes les pochettes de disques et affiches de ce groupe ainsi que de nombreuses affiches pour des festivals, des spectacles, des expositions et des associations militantes. Nous avons aussi publié quelques livres illustrés. Par ailleurs, nous proposons au public deux grandes expositions : « Les Gens » et « Typo » et nous travaillons actuellement à la scénographie du Festival 2019 « L’Horizon fait le mur » près de la Rochelle -scénographie entièrement composée de projections de films d’animation expérimentaux, jeux de lumières et de sons. Pour nous, pour moi, tout est bon pour faire image, tout est bon pour faire histoire.
L’expression artistique est en premier lieu un champ d’expérimentation où tout est possible à priori, où tout relève du jeu, du défi . Nous jouons avec les concepts, les techniques, les formes, les matières, les couleurs, les lettres, les mots, les sons… C’est vraiment ce qui sous-tend et nourrit tout notre travail, quel que soit le mode d’expression.
Il me semble que la classe culturelle numérique offre aux enfants, aux classes toutes entières, la possibilité de s’engager dans la création avec le même point de vue, de manière collaborative, ce qui enrichit d’autant plus l’expérience (j’ai constaté que chaque défi proposé générait de nombreux débats au sein des classes, concernant aussi bien le travail du fond que celui de la forme). S’engager dans la création, c’est créer sans savoir où aller, sans l’assurance d’un savoir-faire, en s’interrogeant, en explorant, en expérimentant, en échouant éventuellement. Selon moi, le résultat a ici beaucoup moins d’importance que l’engagement. Mais l’engagement donne toujours des résultats. Bien sûr, cela demande du temps et les classes en manquent bien souvent. C’est pourtant une excellente occasion de faire des recherches et d’acquérir des connaissances dans tel ou tel domaine. Il serait vraiment intéressant que, dans chaque collège, des enseignants de différentes disciplines (lettres, CDI, arts plastiques, musique, histoire, géographie…) s‘emparent du projet choisi.
Car ce qui me paraît particulièrement important c’est la trans-disciplinarité qu’offre la classe numérique. C’est la possibilité d’apprendre tout azimut et d’expérimenter en convoquant toutes sortes de techniques d’expression pour créer une œuvre vivante et cohérente. C’est enfin et surtout, pour tous les participants (y compris moi-même), une invitation à ouvrir son esprit au monde, à agrandir son monde en s’engageant vers l’Autre et l’Ailleurs, l’Inconnu… Personnellement j’ai placé mon projet de classe numérique sous le signe du mouvement Dada (début du 20 ème siècle) qui a ouvert un formidable champ d’expression, en créant en toute liberté, par tous les moyens, au delà de toute notion de goût, en transgressant tous les dogmes. Pour moi, l’esprit dada est toujours vivant. C’est l’esprit du jeu. J’ai eu la grande satisfaction de le retrouver dans bon nombre de créations d’élèves et de constater que beaucoup ont eu plaisir à participer à cette aventure. Comme je l’ai souligné, un tel projet demanderait d’y consacrer plus de temps mais il me plaît de penser que grâce à lui, des petites graines de curiosité et de créativité ont été semées. »