Spectacles

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Respire

Ensemble Orchestral Contemporain
Pierre Jodlowski

L’Ensemble Orchestral Contemporain s’empare du répertoire de Pierre Jodlowski, compositeur français de renommée internationale en résidence à LUX. Vous avez dit musique contemporaine ? Oubliez vos préjugés, et laissez-vous embarquer dans une musique émotionnelle et gestuelle, à voir, à ressentir et à vivre.

Depuis 25 ans, L’Ensemble Orchestral Contemporain diffuse les œuvres du répertoire des 20e et 21e siècles. Sous la houlette de son chef d’orchestre David Kawka, il est reconnu comme un acteur essentiel de la musique contemporaine tant à l’échelle locale, régionale, nationale qu’internationale. Il interprète pour cette soirée plusieurs pièces du répertoire de Pierre Jodlowski, dont les sources d’inspiration sont très fortement ancrées dans le cinéma, laissant une grande place aux images, réelles ou imaginées. Un répertoire en prise avec notre monde, ses doutes, ses questionnements mais aussi ses fantasmes.

De Front s’inspire des processus d’agression chez l’homme, que l’on retrouve notamment dans le cinéma américain et ses violentes bandes-annonces (Pierre Jodlowski, 1998, 25 min.).
Respire, pièce pour 11 musiciens et vidéo-danse, dénonce le culte du corps dans notre société occidentale, et donne à sentir l’asphyxie du monde (Pierre Jodlowski, 2008, 15 min.).
In&Out, pièce pour 2 instruments à cordes, interroge les frontières entre réel et fantomatique, la vidéo faisant alors émerger sur scène des musiciens fantômes (Pierre Jodlowski, 2004, 10 min.).
Crypt, pour ensemble & électronique, commande musicale Ensemble Orchestral Contemporain – Grame, Centre National de Création Musicale (Raphaël Cendo, 2017, création mondiale, 14 min.).

À propos de Crypt
Écrite spécialement pour le quatuor de l’EOC, la pièce reprend les caractéristiques musicales de ces musiciens : exigence de l’écriture et force de l’improvisation. Si dans un premier temps Crypt s’attarde sur des espaces de silence aux confins du mouvement, elle développe rapidement une architecture de la matière, de la vitesse et de l’énergie. L’électronique, contrôlée par le hautbois , vient ici envelopper et développer les actions musicales de chacun des musiciens. Véritable monstre électrique, le hautbois fait varier les sons suivant la force du souffle et les actions digitales. À la fin de la pièce, s’ouvre une improvisation cryptographiée dans la partition, une ouverture vers les possibles cosmiques, une force du hasard et du temps, une crypte secrète aux multiples chemins.