Expos

Dire la bonne aventure

Marine Lanier, photographe

HORAIRES
Mardi de 14h à 20h30
Mercredi de 14h à 19h
Jeudi et vendredi de 14h à 20h30
Samedi de 16h à 20h
- entrée libre -

14
Avr
 
11
Juil
 

VERNISSAGE
Jeudi 13 avril à 18h

+ Signature du livre Nos feux nous appartiennent de Marine Lanier,
co-édité chez Poursuite édition (Arles-Paris) et éditions JB (Genève),
accompagné par le texte « Grandir comme un arbre » d’Emmanuelle Pagano
Jeudi 13 avril à 19h

+ Marine Lanier sera en résidence sur la Classe culturelle numérique
avec 10 classes de collège du département sur le thème :
« Les bords du monde, une conquête de l’ailleurs »
et proposera des ateliers de création photographique en lycées :
« La Vie dangereuse – un éloge du risque »
ccnphoto.lux-valence.com

Marine Lanier est née à Valence en 1981, elle vit et travaille à Crest et Lyon. Après des études de géographie, lettres et cinéma, elle est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 2007. Son travail est régulièrement exposé et primé en France et à l’étranger.

Son univers se situe à la lisière du familier, de l’exotisme ; du prosaïque, de l’étrange ; du clan, de l’aventure. Il est le support de fantasmes fictionnels où se rencontrent pays oubliés, climats perdus, civilisations disparues. Comme deux fils qui se croisent, Marine Lanier ranime des souvenirs familiaux sur le mode sensoriel à travers l’image et l’écriture. Elle se situe dans cet interstice, à la frontière du passé, du présent, de l’anticipation — les apparitions résiduelles d’époques anciennes reviennent à la surface de son continent intérieur. Par le prisme de la réminiscence ou de la prémonition, le territoire se décuple, sa vision est diffractée, multipliée. Les récits s’enracinent dans des sols archaïques. Ils se déplacent pour nommer l’Ouest américain, l’Océan Atlantique, la Grèce Antique, le cours du fleuve Congo. Ils interrogent la césure géographique, la façon dont l’être se trouve morcelé dans cette oscillation — tiraillé en somme par ces questions du dedans et les appels du dehors.

Dans La Vie dangereuse, la photographe poursuit de manière arbitraire le rythme même du parcours d’aventurier de l’écrivain Blaise Cendrars – l’espace littéraire ici lié aux césures géographiques, la déliquescence du sauvage tenue aux soubresauts de la mémoire.

L’ensemble Le Capitaine de vaisseau, est le premier volet d’une trilogie familiale où généalogie, légende, s’entrecroisent en écho à la chute des Empires. Un monde englouti où les résurgences tactiles et sensorielles sont comme les éclosions de l’histoire coloniale. Par une approche à la fois documentaire et fictionnelle, elle interroge ainsi la mémoire des expéditions, la fièvre des tropiques, leurs conséquences contemporaines, leurs rémanences dans l’imaginaire collectif et l’inconscient occidental. Cette simultanéité dont nous faisons sans cesse l’expérience dans le monde, où rien ne se produit de manière isolée, où toute chose traîne dans son sillage ce qui se passe ailleurs, dans le passé comme dans le présent. Un monde où l’on retrouve les vivants, les morts et les marins.

 
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