Cinéma

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Mai 68, pour mémoire

C’est peut-être dans le cinéma que Mai 68 a laissé le plus de traces : à la fois parce que la contestation du printemps était née d’une mobilisation en février, contre la destitution d’Henri Langlois, directeur de la Cinémathèque française par André Malraux alors Ministre de la culture. Mais aussi parce que le cinéma est devenu, grâce à des cinéastes engagés, un outil de lutte.

Des ouvriers de Besançon et de Sochaux, formés au cinéma par une poignée de techniciens du cinéma et des cinéastes militants comme Chris Marker, Joris Ivens ou Jean-Luc Godard choisissent de s’associer librement sous le nom de groupes Medvedkine.

Des films anticipent les mouvements en cours : La Chinoise (Jean-Luc Godard, 1967) ou À bientôt, j’espère (Chris Marker, 1967), d’autres témoignent de l’esprit libertaire L’une chante, l’autre pas (Agnès Varda, 1976) ou des espoirs et utopies, des amitiés et amours de ce printemps : Mourir à 30 ans (Romain Goupil, 1982), Après mai d’Olivier Assayas (2012), Les Amants réguliers de Philippe Garrel (2004)…