Cinéma

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Luis Buñuel, un souffle de liberté

Surréalisme et subversion, humour, mise en scène du désir et anticléricalisme marquent le cinéma de Luis Buñuel, auteur majeur dont l’influence est toujours vivace. À l’occasion du 50ème anniversaire de Belle de Jour (1967) qui a révélé la puissance dramaturgique de Catherine Deneuve, retour à travers cinq films restaurés de l’œuvre de maturité du cinéaste, conçue en collaboration avec le scénariste Jean-Claude Carrière. À ses côtés, l’Espagnol signera quelques-unes de ses œuvres les plus emblématiques, se partageant entre adaptations littéraires (Le Journal d’une femme de chambre, 1964, Tristana, 1969, Cet obscur objet du désir, 1977) et scénarios originaux (Le Charme discret de la bourgeoisie, 1972, Le Fantôme de la liberté, 1974). Rêve et imaginaire s’entrelacent et se confondent dans des expérimentations narratives et filmiques à forte teneur autobiographique. Les comédiens se le disputent – Jeanne Moreau, Catherine Deneuve, Michel Piccoli ou Monica Vitti –, fascinés par son irrévérence et son génie. Grand érudit, Buñuel mêle également dans ses œuvres des influences diverses : Sade (Cet obscur objet du désir), picaresque (La Voie lactée), théâtre de boulevard (Le Charme discret de la bourgeoisie), surréalisme (Le Fantôme de la liberté). Placés sous le signe de l’éclectisme, ces « films de la maturité » ont gardé un pouvoir de fascination et de subversion toujours intact.