Cinéma

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Cinéma militant
+ À bientôt j’espère

Soirée-débat

À partir d’archives rares, la cinémathèque de Toulouse a composé un programme de films militants qui témoigne tout à la fois des bouleversements politiques, du renouvellement des formes esthétiques (développées notamment par les groupes Medvekine, Dziga Vertov, Cinélutte) et du besoin impérieux de prendre la parole.

Ce n’est qu’un début, Collectif ARC, Michel Andrieu, 1968, 10 min.
Film-Tract n° 14 (Les forces de l’ordre ont toujours des liens de sang avec le désordre sexuel), 1968, 2 min.
CCP, Collectif (dénonciation des violences policières au Quarti er latinen mai 1968 et appel au dons en faveur des victimes), 5 min.
Ciné-Tract : Mouvement de révolte, violence des forces de l’ordre, Collectif, 1,30 min.
Ciné-Tract n° 001.31.555, Raymond Cazaux, Groupe des cinéastes indépendants, 1968, 3 min.
Affiches des Beaux Arts en mai 68, Inconnu (Université critique section Beaux Arts de Paris), 1968, 3 min.
Cinétracts Avignon Août 1968, n°4, Collectif
Cinétracts Avignon Août 1968, n° 2 (Révolution bourgeoise, prolétarienne et de 68 : sexuelle), Jean Fléchet, Collectif
Sigrid (Berlin, Rudi Dutschke, Université critique), Collectif ARC, 1968, 6 min.
Mexico 1968, Collectif (El Consejo Nacional de Huelga), 1968, 10 min.

Un débat ponctura la soirée avec des témoins militants des mobilisations dans les lycées (dont Jean-Paul Jury pour le lycée de Roanne) et les entreprises de la région (dont Roger Josselin), ainsi qu’une intervention d’Elsa Neuville (conservatrice en bibliothèque, étudiante au LARHRA-laboratoire de recherches historiques en Rhône-Alpes-Université Lumière Lyon 2) qui mène un travail de recherche sur les mouvements dans les collèges et lycées de l’académie de Lyon en mai et juin 1968.

suivi de
À bientôt j’espère

En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d’une chaîne d’usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société imposait, impose à la classe ouvrière.

Un film emblématique de Chris Marker, qui suscitera la création du groupe de cinéastes et ouvriers militants : Medvedkine.