LUX SCÈNE NATIONALE

Arts visuels + Arts scéniques
ARTS, CULTURE ET INNOVATIONS À VALENCE, DRÔME

Cellule

Nach Van Van Dance Company

Avec Cellule, la danseuse Nach livre un solo intense et puissant imprégné de Krump. Un auto-portrait bouillonnant, à fleur de peau, dans lequel elle explore ses propres territoires clairs-obscurs.

Né à la fin des années 2000 dans le quartier de Watts de Los Angeles, durant des émeutes de contestation de la population noire américaine contre les violences et tueries policières, KRUMP (Kingdom Radically Uplifted Mighty Praise), peut se traduire par « Éloge du Puissant Royaume ». En 2004, David La Chapelle réalise le film documentaire Rize, qui fait découvrir le mouvement Krump au monde entier. Le krump exprime par des mouvements puissants toute l’énergie de la jeunesse et sa créativité.

C’est à cette même période que Nach rencontre le krump sur le parvis de l’Opéra de Lyon. Pour elle, c’est une véritable révélation, qui lui permet « d’explorer le territoire de ses clairs-obscurs intérieurs (…) et jouer avec l’ambiguïté de son corps androgyne, deux êtres qui conversent dans un même corps ». Car, comme tous les krumpers, Nach est elle-même et son avatar, son personnage. Puis Nach découvre la danse contemporaine, notamment avec Heddy Maalem, et s’aventure également du côté des arts traditionnels d’Afrique et d’Asie. Avec Cellule, elle revient à la puissance du Krump et signe une pièce d’une grande intensité où se projettent ses multiples influences et se lit une quête de soi. Des projections vidéo habillent les murs de cette cellule par des jeux de gros plans sur des corps enlacés. Au centre de la scène, explorant les gestes dans leur violence répétitive et leur démesure, Nach tour à tour se replie et se déploie.

Dans ce premier solo, l’artiste, compagne de LUX pour la saison, donne vie et forme à des personnages qui bouillent et se cachent en elle. Elle pousse les portes de l’enfermement et se joue des miroirs. Cette Cellule renferme tous les possibles vers l’élévation.